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Farine: Lorsque le doute s’installe

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default Farine: Lorsque le doute s’installe

Message par Admin le Mar 14 Fév - 19:07



-Du blé germé pour alimentation animale, recyclé en farine subventionnée
-Une bonne partie des 10 millions de quintaux destiné à ce circuit
-Une circulaire suffit pour jeter l’opprobre sur les meuniers



Au lieu de retirer du marché le blé germé, faute aux pluies tardives de juin 2011, et destiné à l’alimentation animale, les pouvoirs publics ont trouvé la parade. Ils ont modifié la dernière circulaire relative à la commercialisation des céréales

La colère des ménages, réduits à faire eux-mêmes leur pain quotidien, pour cause de mauvaise qualité de la farine des dernières récoltes de blé tendre local de juin 2011, ne retombe pas. Les résultats d’analyse microbiologiques effectuée sur cette farine -suite à plusieurs plaintes- par l’Office national de la sécurité des produits alimentaires (ONSSA), bien que négatifs, les confortent. Et le sentiment d’être roulés dans la farine est de plus en plus perceptible au sein de ces couches sociales. Pour elles, le responsable, tout désigné, ce sont les minoteries industrielles, sans forcément faire la différence avec les entités qui ne font que la farine libre, donc ne profitant pas de la manne des 10 millions de quintaux subventionnés.
A l’origine de cette situation, qui a écorné l’image des minotiers, il y a les pluies tardives du mois de juin 2011. Des pluies «malfaitrices», dit-on, qui, selon la Fédération nationale de la minoterie (FNM), ont affecté fortement la qualité meunière du blé dans certaines régions agricoles. Avec plus de 30% des récoltes concernées, le Gharb est le plus touché. Une situation qui s’est traduite par un taux de germination supérieur au seuil de tolérance «légale», estimé à 3%. En conséquence, du fait du temps, la chute des épis de blé s’en est retrouvée affectée; ce sont les qualités rhéologiques de la farine qui sont affectées, au point, selon la Fédération, de la rendre impanifiable. Bien sûr, admettent les professionnels du secteur, c’est trop facile d’accuser son meunier ou l’agriculteur. Que faire alors, face à une farine impanifiable?
Ailleurs, le blé germé et/ou pré-germé (ce qui arrive souvent dans le cycle de la culture de cette céréale), donnant cette mauvaise qualité de farine, est déclassé puis destiné à l’alimentation animale, en tant que blé fourrager. Chez nous, au lieu de retirer du marché ces mauvaises graines dont le tonnage n’est pas dévoilé, les pouvoirs publics ont trouvé la parade… en roulant tout le monde dans la farine. Le ministère de l’Agriculture s’est fendu d’une circulaire (le 14 juin 2011) qui modifie et complète une précédente, datée du 16 mai 2011, relative à la commercialisation des céréales de la dernière campagne. Le prix référentiel d’achat du blé tendre produit localement, fixé à 290 DH le quintal pour une qualité standard telle que définie par les traditionnelles références, reste inchangé.
Toutefois, est c’est là l’origine de la confusion dans la responsabilité des uns et des autres pour mauvaise qualité de farine mise sur le marché, la circulaire révise le taux de germination et du poids spécifique (voir infograhie). C’est tout le barème des majorations des bonifications et de minorisations des réfactions qui s’en retrouve chamboulé. Le taux initial de tolérance des grains germés, qui était de 1%, est étendu à 3%, voire 5% dans certains cas. Il en est de même du poids spécifique qui est ramené de 77 kg à 71 kg, seuil au-dessous duquel le régulateur n’intervient plus dans les prix. A quelle fin?
Les meuniers y voient un simple souci des pouvoirs publics de permettre aux agriculteurs d’écouler leurs récoltes. En conséquence, de grosses quantités de ce blé dont la farine, appelée par certains ménages «farine noire», sont écoulées sur le marché. Elles proviennent du blé collecté par les organismes stockeurs, suite aux appels d’offres de l’Onicl, pour alimenter les moulins à blé, préposés à la fabrication des farines subventionnées dont la quantité s’élève à 10 millions de quintaux par an.
De toute évidence, très peu de minoteries disposent d’un laboratoire d’analyse pour être sûres du taux de germination des graines de blé. Celles qui en disposent procèdent par des tests d’échantillonnage.

Un stock de 4 mois
Selon l’Onicl, la situation du stock stratégique est plus que confortable. Les stocks prévisionnels à fin décembre 2012 en blé tendre ont dépassé les 16 millions de quintaux, soit l’équivalent de plus de quatre mois des besoins des minoteries industrielles. Ce niveau représente un record absolu comparativement à ceux de toutes les campagnes précédentes. C’est le résultat de la collecte importante de blé tendre de production nationale (plus de 21 millions de quintaux). Il y a aussi les mesures prises par le gouvernement dès le mois de septembre pour permettre des importations à partir de la mi-novembre et maintenir ainsi un niveau de stock élevé. A ce jour, plus de 8 millions de quintaux de blé d’importation ont déjà été mis sur le marché intérieur.


Bachir THIAM
Édition N° 3719 du 2012/02/14

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