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Entretien avec Salah Souabi, professeur chercheur- FSTM, Mohammédia: « Le respect des normes de l’OMS passe par une maîtrise de la qualité de la ressource, de sa production et des circuits de distribution… »

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default Entretien avec Salah Souabi, professeur chercheur- FSTM, Mohammédia: « Le respect des normes de l’OMS passe par une maîtrise de la qualité de la ressource, de sa production et des circuits de distribution… »

Message par Admin le Ven 14 Sep - 11:41




Dans l’entretien suivant, Salah Souabi, professeur chercheur, FST Mohammedia spécialiste en environnement, donne un aperçu sur la définition des eaux dures et douces et les normes de potabilité ainsi que les travaux de recherche sur l’eau potable et sa distribution :

-Comment définit –on une eau dure par rapport à une eau douce ?

-Une eau est dite “dure” lorsqu’elle est fortement chargée en ions calcium et magnésium et elle est dite “douce” lorsqu’elle contient peu de ces ions. En général, est considérée comme eau douce la quasi totalité des eaux continentales superficielles et souterraines. Une eau dure est une eau qui ne mousse pas avec le savon (consomme plus de savon pour produire peu de mousse). Par contre, une eau douce produit plus de mousse avec une faible quantité de savon.
Contrairement à ce que l’on pense parfois, l’eau dure n’est pas mauvaise pour la santé. Il semble au contraire qu’il y ait une moindre fréquence de l’infarctus du myocarde aux seins des populations alimentées en eau naturellement dure. Il est important de bien distinguer eau douce et eau potable. En général une eau douce doit toujours subir un “traitement” plus ou moins important avant d’être livré à la consommation.

-Pourquoi parle-t-on d’eau potable et eau compatible ?

-Avant de parler d’une eau potable, il conviendra de savoir à quel usage elle est destinée et quels critères de qualité on peut accepter.
Une eau destinée à l’alimentation humaine est dite « potable », si on peut la boire sans risque pour la santé. Pour définir précisément ce qu’est une eau potable, des normes fixant les teneurs à ne pas dépasser pour un certain nombre de substances ont été établies. Elle ne doit contenir aucun germe pathogène (bactéries, virus), ni organismes parasites. Elle ne peut pas contenir certaines substances chimiques comme les nitrates, hydrocarbures, métaux lourds (plomb, mercure ...). Le calcium et le magnésium (dureté) ne doivent pas dépasser certaines concentrations limites (voir Normes Marocaines NM 03.7.001).
En general, l’eau potable devra être agréable au goût, dépourvue d’odeur désagréable, limpide et dépourvue également de toutes substances chimique, physique et bactériologique qui peuvent porter préjudice à la santé de consommateur.
A titre d’exemple, la Valeur Maximale Admissible pour les nitrates est de 50 mg/l.
Par ailleurs, on parle d’eau de source ayant des caractéristiques chimiques et bactériologiques compatibles par exemple avec les normes de potabilité ou compatible avec les normes d’eau utilisée pour l’irrigation (cas des eaux des Oueds) ou les eaux utilisées pour les piscines.

-Est-ce que la norme d’eau potable dépend d’une définition universelle ou est-elle susceptible de modification selon la disponibilité de l’eau et du niveau de vie du consommateur ?

-Une eau potable est une eau que l’on peut boire sans risque pour la santé. Afin de définir précisément une eau potable, des normes ont été établies qui fixent notamment les teneurs limites à ne pas dépasser pour un certain nombre de substances nocives et susceptibles d’être présentes dans l’eau. Le fait qu’une eau soit conforme aux normes, c’est-à-dire potable, ne signifie donc pas qu’elle soit exempte de matières polluantes, mais que leur concentration a été jugée suffisamment faible pour ne pas mettre en danger la santé du consommateur.
Ces normes visent à protéger les intérêts du public et à assurer une qualité et une durabilité valables des eaux utilisées pour la consommation humaine par exemple.
L’étude des normes d’usage de l’eau montre que la situation est loin d’être homogène autour du bassin méditerranéen, et que, selon les critères retenus, les images du bassin changent. Les normes vont pourtant appuyer les discours et les stratégies.
Les normes ne font donc que définir, à un moment donné, un niveau de risque acceptable pour une population donnée. Elles dépendent par ailleurs étroitement des connaissances scientifiques et des techniques disponibles, notamment dans le domaine des risques sanitaires et dans celui de l’analyse chimique. Elles peuvent donc être modifiées à tout moment en fonction des progrès réalisés. Tous les pays du monde ne suivent donc pas les mêmes normes. Certains édictent leurs propres normes. D’autres adoptent celles conseillées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Il n’y a pas de modèle normal universel à la fois dans l’espace et dans le temps. Les normes supposent l’existence d’un réservoir de manières d’agir soumises à sélection puis validées collectivement.
L’autorité publique, ou encore la communauté internationale favorisent plus ou moins directement l’émergence de certaines normes d’usage de l’eau.
Toutefois, le respect des normes de l’OMS passe par une maîtrise de la qualité de la ressource, une maîtrise des circuits de distribution, une compétence en matière d’analyse, une maîtrise de la production d’eau potable, une maîtrise de la distribution d’eau potable et finalement une éducation de la population sur les précautions d’utilisation.
Changement de normes par l’OMS
Jusqu’en 2005, l’eau du réseau était donc buvable. Mais voilà, après de nombreuses études internationales sur plusieurs elements, en particulier l’arsenic, de nouvelles normes ont été mises en place. Les seuils maximaux ont été abaissés par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Exemple : valeur limite en arsenic était de 50 micro grammes/litre. La nouvelle norme impose la limite de 10 micro grammes/litre.

-Peut-on parler d’un début de changement de comportement au Maroc par rapport à l’eau du robinet avec le succès de l’eau embouteillées et des industries du filtre ?

-Dans la plupart des villes marocaines, on utilise de plus en plus l’eau de robinet sachant que cette dernière est jugée compatible avec les normes de potabilité fixées par la réglementation marocaine. Pendant l’été l’augmentation de la température favorise l’eutrophisation, ce qui peut influencer les caractéristiques physico-chimiques des eaux des Oueds et des barrages. Ce changement peut influencer par la suite la qualité des eaux produites par les stations de traitement d’eau potable, notamment l’apparition d’un goût désagréable dû à la présence des plantes microscopiques.. Toutefois, les producteurs d’eau potable sont outillés pour faire le nécessaire en vu de minimiser les impacts de ce changement en agissant au niveau des stations de production d’eau potable.
Lorsque la population juge que la qualité de l’eau change et surtout pendant l’été, il y a deux possibilités d’agir :
- Utilisation des filtres au niveau des robinets pour améliorer la qualité des eaux.
- Utilisation de plus en plus l’eau embouteillée qui lui est autorisée puisque les normes de qualité sont respectées. Il est à souligner que les habitants prennent l’habitude de ne consommer que l’eau embouteillée.
En effet, les eaux embouteillées sont réglementées par le Code de la santé publique.
Ces eaux sont soumises aux mêmes limites de concentration que l’eau du robinet pour plusieurs éléments ayant un effet néfaste sur la santé de la population (fluor, arsenic, nitrates, métaux lourds…).

-Quel intérêt de la recherche pour l’eau consommée en urbain pour le cas des villes marocaines comme Casablanca ?

-Plusieurs études concernant l’évaluation de la qualité des eaux potables distribuées et la qualité des eaux de pompage utilisée pour la production d’eau potable ont été réalisée et d’autres sont en cours de réalisation dans plusieurs laboratoires de recherche appartenant à plusieurs instituts. Les objectifs étant de suivre l’évolution de plusieurs paramètres indicateurs de la qualité de l’eau. Ceci permet de montrer d’une part l’importance de la qualité des eaux des Oueds utilisées pour la production d’eau potable sur la qualité des eaux distribuées. En outre, la qualité des eaux potables peut avoir un impact considérable sur le réseau de distribution dont la longueur dépasse une centaine de Km, en particulier le cas de Casablanca qui est alimentée par la station d’eau potable d’Akrache et celui de Ben Maâchou.
Un autre axe de recherche en cours de développement qui concerne les origines des produits qui provoque des mauvaises odeurs, en particulier les produits chlorés ((Trihalométhane) THM + organochlorés (précurseurs de THM). Il est nécessaire de rappeler que l’injection d’eau de Javel + les organochlorés peuvent être à l’origine des THM donnant ainsi à l’eau des goûts et des mauvaises odeurs.

Entretien avec Salah Souabi, professeur chercheur- FSTM, Mohammédia: « Le respect des normes de l’OMS passe par une maîtrise de la qualité de la ressource, de sa production et des circuits de distribution… » Par2_211Propos recueillis par S. A.
8/9/2012

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