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Enquête. Ce que fait la banque de votre argent

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default Enquête. Ce que fait la banque de votre argent

Message par Admin le Lun 24 Oct - 17:03

Il n’y a pas un seul dirham qui dort dans les caisses des banques. L’argent déposé dans l’agence du coin est transformé, packagé et revendu deux à trois fois plus cher. Nous l’avons suivi à la trace.

Enquête. Ce que fait la banque de votre argent Image111
97% des 622 milliards de DH collectés par les banques en 2010 ont été redistribués sous forme de crédits. (DR)

622 milliards de dirhams. C’est la somme d’argent déposée par les Marocains dans les banques. Ce montant colossal équivaut à plus de 80% du PIB du pays ou, pour être plus terre à terre, à… 30 TGV. Mais ce n’est pas tout. Ces milliards amassés dans les coffres-forts des
banques ne concernent encore que la moitié de la population, celle dite “bancarisée”, selon le jargon financier. L’autre moitié échappe encore au circuit “moderne”, préférant le bas de laine - “Jallija” comme on dit dans le langage courant - aux comptes bancaires.
Cette manne des dépôts est la principale ressource des banques, avec une part de plus de 75% dans l’ensemble de leurs avoirs, qui se chiffrent à plus de 800 milliards de dirhams. Sans votre argent, une banque serait réduite à une simple échoppe commerciale. Mieux encore, les particuliers sont les premiers pourvoyeurs de fonds à ces institutions financières qui font pourtant peur à beaucoup de personnes. Près de la moitié des 622 milliards déposés dans les caisses des banques provient en effet de particuliers résidant au Maroc. Les entreprises, elles, et contrairement à ce que l’on pourrait penser, ne participent qu’à hauteur de 27,6% dans cette masse, suivies des MRE avec une part d’un peu plus de 20%.

BAM is watching you
Cet argent ne dort pas bien sûr. Loin de là. Il est pour une banque, ce qu’est le blé pour un minotier, ou le cacao pour un chocolatier : une matière première, qui est transformée, packagée et vendue à tour de bras, avec à la clé une marge bénéficiaire pour le moins confortable. Un process financier qui commence par la simple ouverture d’un compte dans l’agence du coin et s’achève par l’octroi d’un crédit. En 2010 par exemple, 97% des 622 milliards de dirhams collectés par les banques ont été redistribués sous forme de crédits (601 milliards de dirhams). Les banques laissent toujours une partie en liquide chez Bank Al-Maghrib (BAM) ou dans leurs propres trésoreries pour pouvoir assurer leur fonctionnement (lire encadré). En dehors de cela, aucun autre emploi n’est autorisé. Les règles du jeu ainsi établies ont le mérite d’être claires. “La banque centrale impose aux banques d’utiliser l’argent des dépôts dans les seuls crédits, histoire d’éviter le scénario de quelques banques internationales qui se sont retrouvées en 2008 incapables de rembourser leurs clients pour avoir tout dépensé dans des placements toxiques”, explique Khalid Mhammedi, ex-banquier devenu manager du broker Integra Bourse.

La couleur de l’argent
Voilà qui est dit : votre argent est dédié exclusivement aux crédits. Pour la spéculation boursière, investissements immobiliers et autres activités de capital risque, nos cols blancs doivent puiser dans leurs propres moyens ou chercher d’autres canaux de financement. Mais pas touche aux dépôts des clients ! Confiés sereinement à votre banquier, vos billets finissent donc dans la poche d’autres personnes, qui les utilisent pour acheter un mouton, un écran plasma, un 4x4, un appart…ou pour boucler tout bonnement leur fin de mois.
Mais ce n’est rien comparé aux volumes servis aux entreprises. Près des deux-tiers de l’argent des dépôts est récupéré par des hommes d’affaires qui ont besoin de capitaux pour financer leurs projets. Oui, oui, l’argent que vous croyez dormir sur votre compte finance pour une bonne partie la construction d’usines, de complexes immobiliers, d’hôtels…mais aussi à colmater les trous de trésorerie des entreprises quand il est servi sous forme de découvert ou de facilités de caisse. C’est tout ? Non. L’Etat aussi se sert de cette manne. Pour financer les projets du gouvernement ou pour boucler ses fins de mois de plus en plus serrées par les temps qui courent, le Trésor, bras financier de l’Etat, émet tous les mardis ces fameux “bons de Trésor” que les banquiers s’arrachent, (entre autres), grâce à l’argent de vos dépôts. En 2010, ces prêts bancaires à l’Etat ont atteint quelque 69 milliards de dirhams. Vous l’aurez compris, l’argent n’a pas de couleur !

Tous pourris ?
“Les banquiers s’enrichissent sur notre dos. Ils sont tous pourris !”. Cette phrase assassine est devenue presque une religion chez bon nombre de clients. Ceci n’est ni vrai ni totalement faux. Une banque, c’est d’abord une entreprise. Elle achète de l’argent à des gens bien pourvus et le revend plus cher à ceux qui en ont besoin. Ce boulot d’intermédiaire a un prix : c’est ce qu’on appelle dans le jargon des cols blancs “la marge sur intérêts”. En 2010, à titre d’exemple, votre argent a coûté en moyenne 1,93% aux banques. Elles l’ont vendu à 5,18%, toujours en moyenne, pour se retrouver avec une marge de 3,25%.
Tout ceci vous semble normal pour l’instant. Mais rien ne l’est en fait. Démonstration : près de 60% des dépôts ne sont pas rémunérés par les banques. Le solde du compte où vous recevez tous les mois votre virement de salaire ne produit aucun intérêt. Il est, pire encore, prélevé de toutes sortes de commissions et autres frais dont vous ne comprenez même pas l’origine. Seuls les comptes sur carnets et autres dépôts à terme, qui constituent quelque 40% de l’ensemble des dépôts, sont rémunérés. Ce qui est une aberration. En Tunisie, en Egypte ou en Jordanie, pour rester dans un périmètre de pays comparables, les comptes chèques sont rémunérés, parfois gracieusement comme en Egypte, où les banques servent quasiment du 8% pour les soldes créditeurs. Les Tunisiens ou encore les Français sont moins généreux : les taux sont plafonnés à 2%. Mais les banques de ces deux pays acceptent tout de même de rogner un peu sur leurs marges pour rendre à César ce qui est à César.
Au Maroc, cette question relève encore du tabou. Les comptes à vue constituent une ressource précieuse, gratuite de surcroît, et les banques ne sont pas près de s’en priver. Au contraire, toutes les stratégies abondent dans le sens du renforcement des dépôts non rémunérés au détriment des comptes d’épargne. “Nous avons passé une sorte de gentlemen agreement avec les autorités. On ne rémunère pas les comptes à vue, mais on offre en face une palette de services bancaires à titre gracieux, comme la délivrance de carnet de chèque, les opérations de retrait en guichet et les virements inter- agences…”, confie sereinement un dirigeant d’une banque de la place. La logique peut se tenir, mais en même temps, le coût des chéquiers est, dans une large mesure, déjà facturé dans les frais de tenue de compte, sans parler des autres commissions bancaires, de plus en plus nombreuses et incompréhensibles pour le commun des mortels. Ce n’est pas pour rien que les banques marocaines sont des plus rentables de la région. Tous pourris ? Non, mais un peu quand même.

Risque. Et si votre banque déclarait faillite ?
Sauf méga-dépression économique ou grand scandale financier, le scénario de faillite d’une banque est peu plausible au Maroc. Le système bancaire est super-réglementé, et le wali de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri, en parfait gardien du temple, verrouille tout : réserve obligatoire, ratio de solvabilité, exigences en fonds propres… BAM ne badine pas sur les fondamentaux. Et pas question de laisser les banquiers agir comme bon leur semble. Le risque est faible mais il existe. Alors, en cas de déconfiture de votre banque, est-il possible de récupérer ses billets ? Bien sûr. Les banques sont depuis quelques années obligées de verser tous les ans une part des dépôts qui leur sont confiés (un maximum de 0,2%) à un “Fonds collectif de garantie des dépôts”. Ce fonds géré par BAM brasse aujourd’hui quelque 10 milliards de dirhams. Il est là pour agir en assurance contre tout risque de défaillance. En cas de faillite, ce fonds vous rembourse vos dépôts dans la limite de… 80 000 DH. Pour le reste, il faudra attendre, comme tous les créanciers de l’établissement bancaire, la procédure de redressement ou de liquidation judiciaire pour récupérer ses fonds. Petit conseil : si vous être trop frileux, ne mettrez pas tous vos œufs dans le même panier.



Par Mehdi Michbal
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