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Les écarts entre les hauts et les bas salaires sont plus importants au Maroc et en Egypte

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default Les écarts entre les hauts et les bas salaires sont plus importants au Maroc et en Egypte

Message par Admin le Mer 2 Mai - 5:38



La présence de directions régionales des multinationales au Maroc et en Egypte explique ces écarts. Le salaire de base constitue 60% à 70% de la rémunération, que ce soit au Maroc, en Egypte, en Tunisie ou en Algérie.


Les écarts importants entre les hauts et les bas salaires sont plus observés au Maroc et en Egypte. En matière de niveau de rémunération et à niveau de responsabilité égal, les salaires les plus hauts sont proposés au Maroc. L’Egypte vient en deuxième position, puis la Tunisie et l’Algérie. Analyse de Ghislaine Laabi, responsable des enquêtes de rémunération au sein du cabinet Diorh.

Vous êtes partenaire du cabinet Mercer qui réalise fréquemment des enquêtes de rémunération à l’échelle mondiale. Comment voyez-vous les pratiques salariales dans les pays de l’Afrique du nord ?

En se basant sur les résultats des enquêtes de rémunération Mercer menées en Algérie, en Tunisie et en Egypte et les résultats de l’enquête Diorh pour le Maroc, toujours en collaboration avec Mercer, on peut observer que la progression de la rémunération est liée au niveau de responsabilité. Cependant, la vitesse de progression est différente d’un pays à l’autre. Ce qui influe sur les écarts de rémunération entre les postes en bas de l’organigramme et les postes de dirigeants. Les écarts importants sont plus observés au Maroc et en Egypte.
En matière de rémunération, et à niveau de responsabilité égal, les salaires les plus hauts sont proposés au Maroc. L’Egypte vient en deuxième position, puis la Tunisie et l’Algérie. Entre 2009 et 2011, l’évolution du niveau de rémunération est plus forte en Egypte qui connaît une inflation à deux chiffres. Pour la même période, le Maroc connaît l’évolution de salaire la plus faible de la région. Le climat de contestation et de revendication a été plus maîtrisé au Maroc par rapport aux autres pays où le contexte politique a eu un effet assez direct sur le secteur privé.

Y a t-il des points de similitude entre les pratiques salariales de ces pays ? Si oui, lesquels ?

La composition de la rémunération totale est assez similaire dans ces pays. Elle se décline en salaire de base, indemnités, bonus variable et avantages en nature. Le salaire de base constitue 60% à 70% du package globale. La proportion des indemnités est en moyenne plus importante au Maroc (20%) et plus faible en Tunisie (4%). Le bonus présente une proportion allant de 6% à 25%, selon le niveau de responsabilité. Les avantages en nature représentent 5 à 15%.
Pour le Maroc, l’Algérie et la Tunisie, le mix rémunération change selon le niveau du poste. Par exemple, la proportion du salaire de base est forte pour les non-cadres et moins importante chez les managers et les dirigeants au profit du bonus et des avantages en nature. En revanche, pour la Tunisie, la répartition de la rémunération totale est assez égalitaire et le mix rémunération est globalement le même, quel que soit le niveau du poste.

Vous venez de préciser que les salaires des cadres marocains restent généralement plus élevés par rapport aux autres pays, pourquoi à votre avis ?

En effet, nous avons remarqué que la courbe du salaire au Maroc se positionnait au dessus de celle de l’Egypte. Cet écart se creuse un peu plus avec la Tunisie et l’Algérie, particulièrement pour les postes de managers et de directeurs.
Tout d’abord, le coût de la vie n’est pas le même, celui du Maroc serait plus élevé par rapport à ces trois pays.
Par ailleurs, selon une étude de l’Organisation internationale du travail (OIT) de 2011, le salaire minimum au Maroc est le plus élevé de la région et même de l’Afrique. Je ne dis pas que ceci est l’effet direct de cela, néanmoins le salaire minimum constitue une référence non négligeable qui influence le positionnement du salaire moyen d’un pays par rapport à un autre.
Aussi, les entreprises marocaines, qu’elles soient locales ou multinationales, ont entamé depuis déjà 10 à 15 ans des programmes de croissance, de modernisation de leur modèle d’affaires et de leurs pratiques managériales ce qui s’est traduit par une demande accrue de compétences de haut niveau. L’offre du marché de l’emploi étant limitée, les salaires se valorisent à travers la loi de l’offre et de la demande.

Ces pays ont un point commun : la quête des profils pointus. Comment cela est organisé ?

Les pays de la région, notamment l’Algérie, la Tunisie, l’Egypte et le Maroc, s’intéressent beaucoup ces dernières années à leurs diasporas respectives. Le retour des compétences des pays de l’Occident vers le pays d’origine est un phénomène sensiblement présent et qui est appelé à se renforcer. D’une part, la récession économique observée en Europe les encouragerait davantage, et, d’autre part, les pays de la région sont actuellement très demandeurs de compétences.
Chez les multinationales, la mobilité internationale est une politique assez ancrée et actuellement elle est à double sens. Certaines d’entre elles expatrient des cadres vers les pays de la région et aussi vers l’Europe à partir du moment où l’expertise détenue est en phase avec les besoins exprimés.
Nous observons du moins au Maroc de plus en plus une évolution de la diversité culturelle au sein des entreprises. Le Maroc a toujours été un pays ouvert économiquement et dans une certaine mesure culturellement sur l’Occident. Ainsi, les entreprises attirent aussi des cadres étrangers, plus particulièrement français et leur proposent des contrats locaux. C’est le rationnel qui est mis en avant chez l’entreprise : quand elle a besoin de compétences, la nationalité de celle ou celui qui les détient importe peu.

La Vie éco
2012-05-02

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