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La régionalisation et la participation politique des Jeunes
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La régionalisation et la participation politique des Jeunes
L’Homme se trouve donc dans un lieu public commun où se discutent et se règlent, entre tous, les affaires res-publica et c’est ce qu’on appelle la POLITIQUE. Ainsi chaque individu, en prenant part à l’activité politique, participe.
La participation politique signifie «l’acte par lequel le citoyen assure et tente d’influencer, directement ou indirectement, le cours des affaires publiques dans sa société. La participation politique suppose une décision consciente et livre, de la part du citoyen, de s’occuper de ce qui est censé orienter la vie de tous dans la communauté».
Au Maroc et depuis quelques années assez longues, la scène politique connaît une indifférence patente de la part des citoyens et surtout de la part des Jeunes.
Le phénomène n’est pas spécifique au Maroc et peut s’expliquer par différents facteurs. Trois raisons constituent à priori la source de cette indifférence. Soit c’est la résultante de l’insuffisance économique en ce sens que l’Homme, étant un être de besoin, pense à assouvir ses besoins élémentaires en premier avant de se soucier des affaires de la communauté. Soit elle découle de la réputation qu’a acquise la politique, considérée comme un milieu de fourberie, de ruse, de violence et de cynisme impitoyable. Soit enfin -nous avons là une forte raison qui complémente la précédente et explique mieux l’hésitation des jeunes marocains vis-à-vis de la politique-, c’est la conséquence directe de la pratique politique en elle-même, peu transparente et sournoise, situation confortée par la malhonnêteté et la corruption. Ajoutons à cela l’écart flagrant entre les services de l’Etat et les vrais problèmes quotidiens de la jeunesse.
Dans ce sens, il est légitime de se demander comment est ce que la régionalisation avancée en tant que mode de gestion des affaires locales, que le Maroc entreprend d’appliquer, puisse jouer un rôle dans l’intégration des jeunes de notre pays dans le colimaçon politique et partant combattre le fléau de l’indifférence ?
L’Etat centralisé ne peut plus faire face aux besoins quotidiens de la population périphérique et ce système de centralisation reste peut démocratique. La démocratie dans son sens moderne consacre une grande place au pouvoir local qui consiste à assurer la participation du citoyen à la gestion locale. Les populations locales comptent un grand nombre de jeunes diplômés dans différents domaines. Ces derniers constituent une richesse humaine extrêmement importante et la régionalisation est à même de leur offrir l’opportunité de contribuer activement au développement de la région en raison de leur parfaite connaissance du terrain.
Le projet marocain de régionalisation qui se veut démocratique ne peut que consolider la démocratie représentative et participative en donnant naissance à ce qu’on appelle la démocratie de proximité.
Cette démocratie participative consacre, au fait, des mécanismes parallèles de représentation des intérêts de la population locale. Elle suppose l’implication des acteurs non étatiques dans le processus décisionnel.
La participation des citoyens, et surtout des jeunes instruits, crée une logique de responsabilisation des élus à l’égard de la société civile et aide à «lutter contre le détournement des fons publics et contre le clientélisme politique».
Le projet met en place, toujours dans le cadre de la démocratie participative, des instruments tendant à approfondir la démocratie locale dans chaque région et, partant, à encourager la forte participation des jeunes locaux. Il s’agit de dispositifs consultatifs à mettre en place par les conseils régionaux pour l’élaboration des plans régionaux de développement reposant sur une implication organisée et responsable des citoyens, mais aussi sur la concertation avec ces derniers et avec les associations et le secteur privé.
Dans le cadre de l’introduction de la démocratie directe dans la vie publique locale, il est accordé un droit de pétition aux citoyens qui peuvent demander l’inscription, à l’ordre du jour d’une assemblée locale, d’une question relevant de sa compétence.
En somme, la participation active des jeunes dans la gestion des affaires de leur localité est la meilleure stratégie de développement local. Cette participation devrait se faire dans les meilleures conditions possibles avec les meilleurs moyens et stratégies si on veut que la gouvernance participative cesse de se heurter aux réticences des acteurs sociaux et que la situation passe d’un usager-service public à un citoyen-usager des services publics.
11/7/2011
Youssra HAJJAM
Doctorante en Droit
La participation politique signifie «l’acte par lequel le citoyen assure et tente d’influencer, directement ou indirectement, le cours des affaires publiques dans sa société. La participation politique suppose une décision consciente et livre, de la part du citoyen, de s’occuper de ce qui est censé orienter la vie de tous dans la communauté».
Au Maroc et depuis quelques années assez longues, la scène politique connaît une indifférence patente de la part des citoyens et surtout de la part des Jeunes.
Le phénomène n’est pas spécifique au Maroc et peut s’expliquer par différents facteurs. Trois raisons constituent à priori la source de cette indifférence. Soit c’est la résultante de l’insuffisance économique en ce sens que l’Homme, étant un être de besoin, pense à assouvir ses besoins élémentaires en premier avant de se soucier des affaires de la communauté. Soit elle découle de la réputation qu’a acquise la politique, considérée comme un milieu de fourberie, de ruse, de violence et de cynisme impitoyable. Soit enfin -nous avons là une forte raison qui complémente la précédente et explique mieux l’hésitation des jeunes marocains vis-à-vis de la politique-, c’est la conséquence directe de la pratique politique en elle-même, peu transparente et sournoise, situation confortée par la malhonnêteté et la corruption. Ajoutons à cela l’écart flagrant entre les services de l’Etat et les vrais problèmes quotidiens de la jeunesse.
Dans ce sens, il est légitime de se demander comment est ce que la régionalisation avancée en tant que mode de gestion des affaires locales, que le Maroc entreprend d’appliquer, puisse jouer un rôle dans l’intégration des jeunes de notre pays dans le colimaçon politique et partant combattre le fléau de l’indifférence ?
L’Etat centralisé ne peut plus faire face aux besoins quotidiens de la population périphérique et ce système de centralisation reste peut démocratique. La démocratie dans son sens moderne consacre une grande place au pouvoir local qui consiste à assurer la participation du citoyen à la gestion locale. Les populations locales comptent un grand nombre de jeunes diplômés dans différents domaines. Ces derniers constituent une richesse humaine extrêmement importante et la régionalisation est à même de leur offrir l’opportunité de contribuer activement au développement de la région en raison de leur parfaite connaissance du terrain.
Le projet marocain de régionalisation qui se veut démocratique ne peut que consolider la démocratie représentative et participative en donnant naissance à ce qu’on appelle la démocratie de proximité.
Cette démocratie participative consacre, au fait, des mécanismes parallèles de représentation des intérêts de la population locale. Elle suppose l’implication des acteurs non étatiques dans le processus décisionnel.
La participation des citoyens, et surtout des jeunes instruits, crée une logique de responsabilisation des élus à l’égard de la société civile et aide à «lutter contre le détournement des fons publics et contre le clientélisme politique».
Le projet met en place, toujours dans le cadre de la démocratie participative, des instruments tendant à approfondir la démocratie locale dans chaque région et, partant, à encourager la forte participation des jeunes locaux. Il s’agit de dispositifs consultatifs à mettre en place par les conseils régionaux pour l’élaboration des plans régionaux de développement reposant sur une implication organisée et responsable des citoyens, mais aussi sur la concertation avec ces derniers et avec les associations et le secteur privé.
Dans le cadre de l’introduction de la démocratie directe dans la vie publique locale, il est accordé un droit de pétition aux citoyens qui peuvent demander l’inscription, à l’ordre du jour d’une assemblée locale, d’une question relevant de sa compétence.
En somme, la participation active des jeunes dans la gestion des affaires de leur localité est la meilleure stratégie de développement local. Cette participation devrait se faire dans les meilleures conditions possibles avec les meilleurs moyens et stratégies si on veut que la gouvernance participative cesse de se heurter aux réticences des acteurs sociaux et que la situation passe d’un usager-service public à un citoyen-usager des services publics.
11/7/2011
Youssra HAJJAM
Doctorante en Droit
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