Connexion

Récupérer mon mot de passe

Navigation
 Portail
 Index
 Membres
 Profil
 FAQ
 Rechercher
CE QUE JE PROPOSE

Jeu 19 Nov - 21:07 par Admin

POUR LE RÈGLEMENT DU FORUM , JE SUIS DANS L'IMPOSSIBILITÉ DE VOUS OFFRIR UN RÈGLEMENT A SUIVRE TANS QUE C'EST VOTRE FORUM , ALORS LE RESPECT DE L'AUTRE EST LE PRINCIPE , ET JE SUIS SUR QU'ENTRE COLLÈGUES LA CONVIVIALITÉ EST DE MISE .

Commentaires: 0

Qui est en ligne ?
Il y a en tout 1 utilisateur en ligne :: 0 Enregistré, 0 Invisible et 1 Invité

Aucun

[ Voir toute la liste ]


Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 17 le Sam 30 Juil - 0:37

Nouveau gouvernement: Une équipe toujours aussi pléthorique

Aller en bas

default Nouveau gouvernement: Une équipe toujours aussi pléthorique

Message par Admin le Mer 4 Jan - 22:17



-Les Affaires étrangères, l’Intérieur… dans l’escarcelle politique
-21 ministres, nouveaux arrivants
-Une seule femme!


Nouveau gouvernement: Une équipe toujours aussi pléthorique  P2_11910
Benkirane va-t-il réussir à conduire sa politique gouvernementale avec une équipe majoritairement «neuve» mais qui devra convaincre

Après 35 jours d’attente et de tractations entre les patrons des quatre partis, le Souverain a nommé hier le gouvernement de Abdelillah Benkirane. Après la passation de pouvoir entre les ministres qui ont déjà démarré hier, il restera au chef du gouvernement l’examen de passage de son investiture devant le Parlement. Pour l’heure, cette installation met fin aux rumeurs et aux changements dans l’organigramme, la répartition des portefeuilles entre les partis de la majorité et les noms des ministrables. Force est de constater que ce gouvernement est composé de 30 ministres (sans compter Benkirane). Nous sommes donc loin des promesses de dégraissage promises jusque-là par l’entourage Benkirane avec un team de 15 à 20 ministres au maximum.
L’équipe de Benkirane présente néanmoins quelques nouveautés. D’abord les secrétariats d’Etat ont disparu de l’architecture gouvernementale. Ensuite, à l’exception de 9 anciens ministres, les autres, au nombre de 21, sont de nouveaux arrivants. Enfin certains ministères de souveraineté sont tombés dans l’escarcelle politique, avec cependant un détail qui va probablement susciter des commentaires dans le landerneau politique: la plupart des nouveaux ministres sont secondés de ministres délégués, souvent plus expérimentés que leurs ministres de tutelle. C’est ce que l’on constate pour le ministère de l’Intérieur par exemple qui a été confié à Mohand Laenser, secrétaire général du Mouvement populaire, mais qui sera appuyé par Charki Draiss, nommé ministre délégué. L’homme connaît bien la maison pour y avoir passé tant d’années avant de diriger la DGSN. Même constat pour les Affaires étrangères qui reviennent au Pjdiste Saâdeddine Othmani, mais qui sera secondé par le très aguerri Youssef Amrani qui a fait ses preuves dans les arcanes de la diplomatie marocaine, et ensuite en tant que secrétaire général de l’UPM. La Justice sera elle aussi confiée au PJD à travers l’avocat Ramid, connu pour son intégrité mais aussi pour être l’un des courants les plus conservateurs du parti. Mustapha Ramid est ministre de la Justice «et des libertés». Cet avocat s’est toujours intéressé à ce secteur via la lucarne parlementaire. D’ailleurs, il a été président de la Commission de la justice, la législation et les droits de l’homme de la Chambre des représentants. Au niveau de cette commission et en séance plénière, ses interventions musclées sur le respect des droits de l’homme, la situation dans les prisons, la corruption dans le secteur… avaient marqué les différents ministres de la Justice. Il a également été l’avocat des membres de Salafia Jihadia. Ramid sera bien servi puisque son département s’intitule désormais Ministère de la Justice et des «libertés», probablement pour donner un nouveau coup de fouet aux questions de libertés.
D’autres membres du gouvernement rempilent comme Ahmed Taoufik (Habous et affaires islamiques), Driss Dahak (SGG) et Abdellatif Loudyi (Administration de la Défense)
Dans la nouvelle configuration, exit Najib Boulif (PJD) du ministère des Finances, comme l’avait laissé entendre la rumeur. Ce département sera chapeauté par Nizar Baraka, qui aura également un ministre délégué chargé du Budget confié à Idriss Azami Al Idrissi du PDJ. Il connaît ce département pour avoir été jusqu’à sa nomination directeur adjoint à la Direction du Trésor et des finances publiques. Le choix de deux responsables s’explique par la fréquence des absences du ministre en raison des déplacements à l’étranger. Il a donc besoin d’un adjoint pour assurer le suivi au Parlement et ailleurs. En fin de compte, le tollé provoqué par l’Istiqlal pour conserver le ministère de l’Equipement et du Transport n’était qu’une manœuvre politicienne pour obtenir les Finances. Finalement, c’est Aziz Rabbah du PJD qui hérite du département de l’Equipement. C’est l’un des rares responsables du parti qui dispose d’une expérience publique puisqu’il a été chargé de mission auprès de la Primature, détaché aux Affaires économiques et générales du temps de Driss Jettou. Il est également député maire de Kénitra.
Dans la configuration gouvernementale actuelle, la femme est le parent pauvre. Une seule au tableau. Il s’agit de Bassima Hakkaoui, ministre de la Solidarité, de la famille et du développement social. C’est en deçà des attentes et nettement inférieur au gouvernement de Abbas El Fassi en 2007 qui comptait sept femmes ministres. Sur cette question, c’est Abdelillah Benkirane qui a fauté. On peut mesurer quelle place il accorde à la gent féminine et à la participation de la femme au développement. Le chef de gouvernement aurait pu exiger, de chaque formation de la majorité, un quota de femmes. Et Benkirane devait donner l’exemple en alignant au moins trois femmes sur les 10 portefeuilles que son parti s’est adjugé. C’est un pas en arrière, une sorte de malédiction qui le poursuivra jusqu’à ce qu’il ait redressé la barre.

Nouveau gouvernement: Une équipe toujours aussi pléthorique  P2b_810

En politique, la peinture est toujours de mise malgré la nouvelle Constitution. Ainsi, le Mouvement populaire a accepté de repeindre Abdelâdim Guerrouj, directeur adjoint à la direction des établissements publics et la privatisation (DEPP) du ministère des Finances. Même s’il a travaillé un moment dans le cabinet de Laenser alors ministre de l’Agriculture, il n’a jamais été membre du Mouvement populaire, comme l’affirme un membre du bureau politique. Il faut reconnaître que cette formation manque de cadres. Il y a encore peu, son secrétaire général Mohand Laenser avait reconnu officiellement que son parti n’avait pas préparé la relève. Il semble que l’Istiqlal a également succombé à cette pratique, en acceptant de repeindre à ses couleurs Youssef Amrani, l’ancien secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, avant qu’il ne rejoigne l’Union pour la Méditerranée à Barcelone. Un responsable du parti a déjà trouvé la parade: «Amrani est un ancien de l’Istiqlal et son fils y est membre».
Avec Aziz Akhannouch, c’est l’inverse qui a été testé. Membre du bureau exécutif du RNI, le patron du groupe Akwa a démissionné dimanche dernier de son parti (qui se trouve dans l’opposition). Objectif: redevenir technocrate et entrer au gouvernement. Sa démission a soulevé un émoi à l’intérieur de la classe politique et dans les rangs du parti. Le président du RNI Salaheddine Mezouar fait face à des critiques en interne qui lui reprochent d’avoir opté pour l’opposition. Finalement Akhannouch conserve son poste pour poursuivre les chantiers qu’il avait lancés à la tête de l’Agriculture. En tout cas, ce scénario montre que les quatre partis de la majorité n’ont pas pu aligner un profil en mesure de piloter ce département. En optant pour Akhannouch, l’Etat donne une claque politique aux responsables qui s’étaient empressés de proposer des noms de ministrables qui sont proches ou sous la pression des notabilités à l’intérieur des partis.

Stratégie payante
Le PPS est le grand gagnant de ce gouvernement. Avec à peine 18 sièges au Parlement, il s’est retrouvé avec 4 portefeuilles dont deux très importants: l’Habitat et la Santé confiés respectivement à Nabil Benabdallah et El Hossein Ouardi. Ce dernier est membre du bureau politique du PPS et coordinateur national du secteur de la santé. Ancien doyen de la Faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca, il est spécialiste de la médecine d’urgence et de catastrophe. Toujours au PPS, Nabil Benabdallah a dû se plier à la pression de Amine Sbihi qui a démissionné du bureau politique lorsqu’il s’est aperçu qu’il n’était pas sur la première liste des ministrables. Cette manœuvre a fini par payer puisqu’il a été repêché pour être ministre de la Culture.




Mohamed CHAOUI
Nouveau gouvernement: Une équipe toujours aussi pléthorique  Eco163Édition N° 3692 du 2012/01/04

_________________
WWW.MESPOEMES.NET/YOUSSEF
Admin
Admin
Admin
Admin

Messages : 1776
Date d'inscription : 19/11/2009
Age : 55
Localisation : TAZA / MAROC

https://enqueteurs06-99.forumactif.org

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum