Connexion

Récupérer mon mot de passe

Navigation
 Portail
 Index
 Membres
 Profil
 FAQ
 Rechercher
CE QUE JE PROPOSE

Jeu 19 Nov - 21:07 par Admin

POUR LE RÈGLEMENT DU FORUM , JE SUIS DANS L'IMPOSSIBILITÉ DE VOUS OFFRIR UN RÈGLEMENT A SUIVRE TANS QUE C'EST VOTRE FORUM , ALORS LE RESPECT DE L'AUTRE EST LE PRINCIPE , ET JE SUIS SUR QU'ENTRE COLLÈGUES LA CONVIVIALITÉ EST DE MISE .

Commentaires: 0

Qui est en ligne ?
Il y a en tout 1 utilisateur en ligne :: 0 Enregistré, 0 Invisible et 1 Invité

Aucun

[ Voir toute la liste ]


Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 17 le Sam 30 Juil - 0:37

Maroc : l’évolution dans la stabilité

Aller en bas

default Maroc : l’évolution dans la stabilité

Message par Admin le Sam 6 Aoû - 14:31

(par Charles Saint-Prot, Observatoire d’études géopolitiques) - La réforme constitutionnelle lancée par le discours du roi Mohammed VI, le mars 2011, et conclue, après une large consultation de tous les partis et des forces vives du pays, par le référendum populaire du 1er juillet, n’est pas conjoncturelle.

Cette réforme constitutionnelle n’a pas pour objet d’être dans l’air du temps, de coller artificiellement à un quelconque« printemps arabe » dont on sait bien que c’est davantage un slogan médiatique qu’une réalité indiscutable.

A vrai dire, cette réforme constitue un choix stratégique propre à une vieille nation qui a ses propres réalités sociales, économiques et politiques lesquelles -malgré des similitudes apparentes- sont très différentes des autres pays arabes. C’est la raison pour laquelle le Maroc peut se distinguer dans la région en conduisant à son rythme et dans un large consensus les changements qui lui conviennent. Il doit être clair que le modèle sera purement marocain, et en aucun cas l’imitation aveugle d’un système étranger car un système institutionnel n’est pas transposable d’un pays à l’autre. Sur ce point, il faut s’en tenir à cette remarque du regretté doyen Georges Vedel qui pouvait affirmer que le Royaume chérifien n’a pas à suivre aveuglément un modèle importé, ni celui « présidentiel » de la Ve république française, ni celui «parlementaire» de la monarchie britannique « qui est peut être, un bon système pour les Anglais mais n’est pas adapté pour le Maroc ».

Pour une bonne compréhension des choses, il n’est pas inutile de rappeler que la monarchie marocaine a toujours été réformatrice. Dans les temps modernes, les sultans Mohammed IV et Hassan 1er furent des réformateurs convaincus. Après la fin du protectorat, en 1955, le roi Mohammed V entreprit de placer le pays sur les rails du renouveau et du progrès, en particulier en jetant les bases d’institutions modernes dans le cadre d’une monarchie démocratique.

L’actuelle mouvement de réforme a été initiée depuis les années 1990, plus particulièrement depuis 1999, date de l’accession au trône du roi Mohammed VI qui a véritablement enclenché une dynamique réformatrice globale marquée par de nombreuses initiatives : Code de la famille, Instance équité et réconciliation, Initiative nationale pour le développement humain, réforme du champ religieux, régionalisation, installation d’un Conseil économique et social chargé de promouvoir un développement global.

Malgré son ampleur et son ambition, la nouvelle Constitution n'a donc rien d’une surprise. L’objectif général est clair, il vise, d’une part, au renforcement du lien social et du pacte fondamental sur lequel repose la nation, et, d’autre part, au parachèvement de l'État de droit moderne. Ainsi, la réforme consiste d'abord dans la mise en place d’une régionalisation avancée. Elle comporte un deuxième point majeur qui est la constitutionnalisation des droits et libertés publiques et d’un certain nombre de grands objectifs dont la promotion de la condition de la femme. Enfin, le troisième chantier porte sur le rééquilibrage, ou plutôt l’harmonisation et la répartition des responsabilités avec un roi arbitre, garant des valeurs spirituelles et de l’unité et principal acteur du progrès et du développement, un gouvernement doté de pouvoirs renforcés, un parlement légiférant et une justice indépendante.

Au total, c’est un renouvellement significatif dans le sens d'un approfondissement démocratique dans le cadre de la spécificité marocaine. En effet, l’évolution constitutionnelle prend en considération les grandes constantes de la nation marocaine.

-La sauvegarde de l’Islam orthodoxe, de rite malikite modéré, dont le Souverain et Commandeur des croyants est l’incarnation face à toutes les déviations extrémistes ;

-La préservation de l’indépendance nationale et de l’intégrité territoriale de Tanger à la frontière mauritanienne;

-Le rôle spécifique du Maroc comme trait d’union nécessaire entre le monde européen et l’Afrique subsaharienne ;

- L’unité nationale et la continuité historique qui sont précisément incarnées par une monarchie historique, moderne, sociale et constitutionnelle.

En fin de compte, telle est bien l’exception marocaine : l’évolution dans la tranquillité, c’est-à-dire la construction d'un modèle spécifique de monarchie démocratique en concomitance avec le développement humain durable qui reste le véritable enjeu. Peut-être, à terme, un exemple pour les autres pays d’une région en proie aux crises, à la violence et aux aventures les plus périlleuses. En tout cas, une expérience méritant d’être encouragée et soutenue par la communauté internationale, en premier lieu par la France qui sait mieux que tout autre que le royaume chérifien est le meilleur garant de la stabilité au sud de la Méditerranée.


Maroc : l’évolution dans la stabilité Charle10 Charles Saint-Prot
08/07/2011 sur le site le cercle les echos . fr

_________________
WWW.MESPOEMES.NET/YOUSSEF
Admin
Admin
Admin
Admin

Messages : 1776
Date d'inscription : 19/11/2009
Age : 55
Localisation : TAZA / MAROC

http://enqueteurs06-99.forumactif.org

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum