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l'écologie, qu'est-ce que c'est ?

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default l'écologie, qu'est-ce que c'est ?

Message par Admin le Lun 25 Juil - 11:40

Les travaux menés depuis 20 ans sur les changements globaux démontrent bien la dimension planétaire de quelques problèmes : gaz à effet de serre, trou dans la couche d’ozone, disparition d’espèces animales et végétales, raréfaction de l’eau potable, pollution des océans…
Il s’agit de questions environnementales qui concernent l’humanité mais qui se posent différemment dans les pays riches et les pays pauvres. Les recherches qui tendent à mieux comprendre les liens de cause à effet multiples, complexes et évolutifs s’inscrivent dans le concept de l’écologie. Mais au fait, qu’est-ce que l’écologie ? Quel est son intérêt ? A quoi sert-elle ? Réponses.

L’écologie à ses débuts
L’écologie fait partie des sciences de la vie, mais trouve ses fondements dans de nombreuses disciplines, comme la physique, la chimie, la géologie, la paléontologie… L’écologie en tant que science est née au milieu du XIXe siècle, à un moment où de grands noms ont marqué définitivement la science par des concepts novateurs et des découvertes majeures : le botaniste religieux autrichien Gregor Mendel et les lois de l’hérédité (à partir de 1856), les naturalistes Lamarck puis Darwin avec les lois de l’évolution – Darwin qui sera notamment influencé par les principes fondamentaux de la démographie énoncés par Malthus, un économiste britannique - . Cette époque est marquée par la disparition progressive des vieilles croyances sur « la génération spontanée » et l’émergence d’une vue plus rationnelle de l’influence possibles des facteurs environnementaux sur les organismes. Cette nouvelle science est baptisée, en 1866, “écologie” (du grec oikos : demeure et logos : science) par l’Allemand Haeckel. Une définition fondamentale, mais qui demande à être mise à jour, tant l’écologie a évolué depuis cette époque !


L’écologie évolue
L’écologie moderne est née de la confrontation entre les disciplines du vivant, la chimie et la physique. Le chimiste français Antoine de Lavoisier écrivait, en 1789 : “les animaux se nourrissent ou de végétaux ou d’autres animaux eux-mêmes nourris de végétaux (…) Enfin, la putréfaction et la combustion rendent perpétuellement à l’air et au règne minéral les principes que les végétaux et les animaux leur ont empruntés. Par quels procédés la nature opère-t-elle cette merveilleuse circulation entre les trois règnes ?” L’idée sera reprise, un siècle plus tard, en 1841, par un autre français, l’agronome Jean-Baptiste Boussingault qui étudiera le “cercle mystérieux de la vie organique à la surface du globe”. Côté chimie et physique, Carnot, Joule et Clausius ont énoncé entre 1830 et 1850 les deux principes de la thermodynamique.
Les premiers travaux de synthèse sur l’écologie seront réalisés, en 1926, par le géologue russe Wladimir Ivanovitch Vernadsky, puis, le concept de « l’écosystème » verra le jour avec les travaux de Tansley (1935) et Odum (1962).
C’est en effet à cette période, entre 1935 et les années 1980, que la plupart des grands écosystèmes seront étudiés à travers le mondes : bilans énergétiques, échanges d’O2 et de CO2 avec l’atmosphère… Toutes ces grandes synthèses sur la biosphère constituent les premiers travaux à l’échelle planétaire et servent encore de références, même si les moyens mis en œuvre aujourd’hui permettent de trouver une nouvelle dimension en particulier grâce aux apports des mesures effectuées depuis l’espace.

Comprendre l’organisation de la nature
La structure la plus élémentaire ayant toutes les caractéristiques fondamentales des êtres vivants est la cellule. Associées en tissus ou organes, les cellules forment les êtres pluricellulaires, animaux ou végétaux. Au niveau supérieur, ces êtres constituent des “colonies” (occupation d’un espace par une même espèce) ou des “sociétés” (organisation hiérarchisée d’un espace par une même espèce : fourmis par exemple), elles mêmes organisées en “populations” (ensemble des individus d’une même espèce). L’ensemble des populations animales et végétales dans un même espace (le biotope), forme une biocénose L’ensemble des biotopes et des biocénoses forme un écosystème. Enfin, au sommet de cette pyramide, l’ensemble des écosystèmes forme la biosphère (la Terre).
L’écologie couvre toutes les formes d’interactions se produisant au niveau d’organisations des plus complexes : échanges d’information entre les organismes, bilan d’énergie au sein des écosystèmes, succession d’espèces dans les peuplements, vitesse de disparition des espèces, adaptation des organismes aux conditions environnementales…
C’est ainsi, en regardant de près les organismes vivants, que les chercheurs ont découvert qu’aucune espèce ne peut vivre sans les autres et qu’ensemble, elles forment de longues chaînes de cause à effet. Un exemple : sans les abeilles pas de pollinisation des plantes, donc pas de fruits (graines) pour nourrir les oiseaux, qui eux-mêmes nourrissent (entre autre) les chats et produisent des fientes qui nourrissent les plantes...


Et l’homme dans tout ça ?
Si nous reprenons l’exemple précédent (sur les abeilles pollinisant les plantes…) nous voyons qu’à un moment ou à un autre, l’homme est intégré dans la chaîne. Or, fait unique dans la nature, l’homme est la seule espèce qui, par ses comportements, détruit son propre environnement ! Nous polluons le sol, l’air, l’eau, faisons disparaître des milliers d’espèces animales ou végétales… C’est cette prise de conscience dans les années 60, qui a donné naissance à ce que l’on a appelé l’écologie humaine. Or, malgré l’urgence qu’il y a à réagir, une statistique publiée dans le monde il y a vingt ans, montrait que moins de 10% de la population connaissait le mot “écologie” ! Et, en 1987, un rapport de l’Unesco (Rapport Brundtland) resté célèbre a lancé l’idée qu’il “est impossible de continuer ainsi. Nous devons soutenir le développement économique de tous, mais en prenant en compte l’avenir”.
L’écologie entrait alors dans une nouvelle phase : “l’écologie politique”. Mais, même si dans certains pays comme l’Allemagne ou la France, des “Verts” ont pu accéder aux hautes fonctions de l’État et ont pu animer des “ministères de l’Environnement”, on a souvent le sentiment que “rien ne change”. Il serait injuste de croire cela. Aujourd’hui, rares sont les personnes qui n’ont pas conscience de l’urgence de protéger l’environnement. Le problème tient plus dans la difficulté que nous avons, chacun, à pouvoir agir à notre échelle…

Ce que chacun peut faire
Il faut cesser de croire que seul l’État peut faire des “choses” en faveur de l’écologie. Au quotidien, nous pouvons en effet réaliser une multitude de gestes “utiles” :
Cela commence par :
Ne pas laisser de lampes ou d’appareils électriques allumés, quand on n’en a pas vraiment besoin.
Ne pas laisser couler d’eau inutilement.
Ne pas jeter de déchets dans la nature, et ramasser ceux que l’on trouve un peu partout lors des ballades en extérieur.
Veiller à bien trier ceux que l’on a à la maison.
Toujours préférer les produits “recharge” afin d’éviter la multiplication des emballages plastiques.
Ne pas brûler de plastiques chez soi, mais les porter dans les container spéciaux.
Éviter de prendre la voiture ou le vélo moteur lorsque l’on en n’a pas absolument besoin.
Ne pas laisser les radiateurs allumés lorsque les fenêtres sont ouvertes où qu’il n’y a personne dans la pièce…
Autant de petites règles de bon sens qui contribuent efficacement à la protection de l’environnement.

Des relations complexes
L’écologie va très loin dans ses analyses et, pour se faire, s’est dotée d’un vocabulaire très riche (trop ?), réservé aux spécialistes… Voici toutefois quelques définitions utilisées pour décrire les différentes relations prédateurs proies, hôtes parasites… qui obéissent à des lois maintenant bien connues, impliquant la démographie, la génétique des populations, l’évolution des espèces. Notez que nous avons simplifié ce tableau, car il existe de nombreux cas intermédiaires…
Relation intraspécifique : lie des organismes d’une même espèce. Il en résulte des avantages réciproques entre individus. La taille de la population offre une protection face aux prédateurs, par exemple.
Relation interspécifique : lie des espèces différentes selon toute une hiérarchie de relations.

Les symbioses : avantages égaux pour les deux partenaires.
- Alliance : un exemple, l’oiseau garde-bœuf débarrasse le rhinocéros de ses parasites et le prévient des dangers. Il y gagne protection et nourriture.
- Mutualisme : un exemple, la pollinisation des fleurs par l’abeille. La première est fertilisée, la seconde se nourrit.
- Symbiose totale : les deux partenaires ne forment qu’un. Exemple, le lichen qui est constitué d’une algue produisant de l’énergie et d’un champignon qui assure l’humidité.
- Ectosymbiose : l’un des partenaires reste à l’extérieur de l’autre. Exemple, l’anémone poussant sur le dos du crabe, lui apporte protection et bénéficie en retour du déplacement de ce dernier, ce qui lui assure une meilleure prolifération.
- Endosymbiose : l’un des partenaires vit dans l’autre, comme par exemple, les bactéries du rumen des ruminants. Elles sont indispensables à la digestion (elles aident le bovin à digérer la cellulose) et se nourrissent des végétaux absorbés.
Les probioses : avantages pour l’un des deux partenaires sans nuisance pour l’autre.
- Paréchie (cohabitation) : les poissons pilotes sont protégés par le requin qu’ils accompagnent.
- Épochie (colonisation) : les plantes épiphytes vivent sur les arbres pour avoir plus de lumière.
- Synéchie (location) : certains insectes se nourrissent des déchets qu’ils trouvent dans les nids des oiseaux.
- Endochie (intérieur) : le virus du paludisme vit dans le moustique sans le contaminer.
les parabioses : dépendances à l’autre espèce, mais toujours sans nuisance.
- Commensalisme : les hyènes et les vautours dépendent des prédateurs carnivores
les antibioses : l’un des deux partenaires est affaibli.
- Interférence : toute forme d’interaction entre individus générée par des signaux physiques, chimiques ou psycho-physiologiques : l’agressivité de certains poissons stresse les autres espèces.
- Compétition : il y a compétition lorsque l’exploitation d’une ressource donnée (nourriture, lumière, espace, temps…) par un organisme diminue les capacités (croissance pondérale, fécondité…) d’organismes de la même espèce (compétition intraspécifique), ou d’autres espèces (compétition interspécifique) : plantes poussant plus vite que d’autres, afin de gagner la lumière et plongeant les autres dans l’ombre
- Parasitisme : pratiqué par les moustiques, les puces, les tiques…
- Prédation : l’un des partenaire tue l’autre.
Toutes ces formes d’antibioses développent chez le partenaire affaibli de nombreuses adaptations de défense : couleur, enveloppes dures, coquilles, poisons, camouflage… (Source : Atlas de l’écologie, Dieter Heinrich et Manfred Hergt, Livre de poche, 286 p., 1997)

L’importance de toute vie
Savez-vous que c’est dans le foie de certains requins que l’on a trouvé une substance, la squalamine, qui pourrait permettre de soigner de nombreux cancers ? Que c’est dans le sang bleu des étonnantes limules (gros crustacés marins), que l’on a trouvé le principe du T22, ce médicament qui permet d’empêcher le virus du Sida de se développer dans l’organisme ? Que c’est des bactéries hyperthermophiles (c’est-à-dire, capables de vivre dans des eaux à très hautes températures), que l’on espère trouver des moyens de soigner les grands brûlés ? On le voit, partout dans la nature, il y a des prodiges de vie. Et pourtant, on connaît (grâce aux collections des musées) plus de 584 000 espèces (dont 4 000 végétales) qui ont disparues depuis 1600, par la seule faute de l’homme : dégradation des milieux, surexploitation des espèces… Par ailleurs, selon une estimation faite lors de la convention de Washington sur la protection des espèces naturelles (1973), environ 22 millions d’entre elles seraient encore menacées de disparition d’ici à vingt ans. Certes, la disparition des espèces est un phénomène naturel. Grâce à l’étude des fossiles, les paléontologues estiment que la durée de vie moyenne d’une espèce varie entre 1 et 2 millions d’années pour un mammifère et 10 millions pour un invertébré. Mais du fait des comportements humains, ce temps naturel a été ramené à quelques siècles, voire à quelques décennies…



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