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Aux urnes, citoyens ! ACTUALITE

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default Aux urnes, citoyens ! ACTUALITE

Message par Admin le Ven 24 Juin - 10:17

Tout d’abord, la Constitution n’est qu’un texte de loi qui en appelle d’autres, beaucoup d’autres même. Ce texte ne changera pas le quotidien de la majorité des Marocains en termes de pouvoir d’achat ou de qualité de vie. Il ne permettra pas que nos hôpitaux répondent aux besoins criants en santé ou que nos diplômés trouvent du travail rapidement. Je ne jugerai donc pas ce texte sur des critères de développement car le débat doit se situer à un autre niveau, à la limite du symbolique. Ce texte est fondateur dans sa capacité à consolider les bases d’une démocratie naissante, mais réelle. Comparaison n’est certes pas raison, mais aucun pays démocratique ne peut se targuer d’avoir réglé ses problèmes par une loi fondamentale telle que la Constitution. Et les exemples sont pléthore, des citoyennes françaises qui n’ont eu, en mai 1946, le droit de vote que 150 années après la Déclaration universelle des droits de l’Homme à la communauté afro-américaine subissant la ségrégation jusqu’au milieu des années soixante au cœur de la démocratie américaine. Nous ouvrons donc un processus avec cette Constitution, qui sera semé d’embûches, mais qui ne devrait, en rien, constituer un retour en arrière. Et c’est pour cette raison principale que je ne voterai pas « Non » le 1er juillet. Car, il me semble que la reconnaissance de l’apport de la culture judaïque à notre patrimoine national, l’élévation de l’Amazigh au statut de langue officielle et surtout la constitutionnalisation de l’égalité des sexes sont des acquis nécessaires à valider comme tels. Mon avis n’engage que moi, mais je me satisfaits plus des avancées démocratiques sur les libertés individuelles ou du fait que l’âge de la majorité pour le Prince héritier est aligné sur celui des citoyens marocains que de l’émergence d’un Chef de gouvernement potentiellement assez puissant pour tenir tête au Roi.
« La pratique déterminera l’étendue de la réforme »

Car, encore une fois, ce texte ne suffit pas à la transformation automatique du Maroc en un régime parlementaire et démocratique. Cette dimension relève de la pratique et celle-ci dépend de l’accaparement de la chose publique par les citoyens marocains. Je constate avec tristesse, que malgré l’actualité brûlante de ces derniers mois, une partie de l’intelligentsia marocaine n’est pas inscrite sur les listes électorales, de même qu’une majorité de jeunes. Or, c’est sur ce point que tout se joue. Sans condescendance aucune, le Marocain doit intérioriser un comportement démocratique, il doit se muer en citoyen, ce qui ne signifie pas seulement identifier les carences étatiques, mais y répondre par un engagement constant dans le temps. Je ne voterai pas « Non » le 1er juillet, parce que je veux être sûr de pouvoir juger des évolutions promises avec le temps et des politiques appliquées, en toute conscience. Les manifestants du 20 février ont osé réclamer tout haut ce que beaucoup de leurs concitoyens n’osaient pas dire, mais l’expression des revendications doit être réaliste. Il faut savoir reconnaître sa victoire et passer à l’étape suivante qui est de remplir ses obligations citoyennes. Des voix s’élèvent pour appeler à voter Non et à durcir le ton, estimant que la Constitution n’instaure pas de réels changements. Ceux-ci ne peuvent se produire que si l’on accepte de jouer le jeu de la pratique démocratique. Réformes et démocratie ne peuvent aller de pair avec contestation radicale et utopie. Le Maroc a connu depuis une décennie des progrès importants sur des chantiers d’infrastructures et de portée sociale car c’est là que le bât blesse et il faut continuer ces réformes !
Dignité, égalité, citoyenneté

Accélérer le rythme de développement ne sous-entend pas forcément d’évolution des libertés fondamentales. L’apport de la Constitution doit donc être évalué sur ce point précis. Le Marocain en sort plus digne, protégé contre les abus du pouvoir, (lutte contre la corruption, disparitions arbitraires, criminalisation de la torture), mais aussi plus responsable. Responsable de l’avenir de son pays. Dignité, égalité et citoyenneté, ce triptyque doit être le fil conducteur du Maroc de demain et la Constitution le rend possible. De plus, alors que nos concitoyens fustigent depuis des années le manque de transparence des élections, la perte d’intérêt pour une vie politique drainée par des dinosaures habitués à courber l’échine pour peu que leurs privilèges soient maintenus, comment peuvent-ils faire l’impasse sur un texte qui, au minimum, va mettre la classe politique devant ses responsabilités ? C’est l’occasion pour les jeunes de profiter d’un appel d’air, de prendre d’assauts les structures partisanes, en fonction de leur positionnement idéologique, mais aussi de leurs ambitions afin que d’autres soient obligés de passer la main.

En définitive, il ne faut pas avoir peur du consensus. Un vote massif pour le « Oui » ne serait pas une victoire du Makhzen, (il faudrait d’ailleurs lever le pied sur les accusations de « Baltajias » dès que l’on soutient le processus en cours…), mais la preuve de la volonté du peuple marocain dans toutes ses composantes d’aller de l’avant, d’accepter le changement et de retrousser ses manches parce que la tâche est ardue. Il n’y a nul complexe à avoir de constater que l’écrasante majorité du peuple marocain ne veut pas suivre les exemples de ses voisins. Nous pouvons et devons être fiers d’avoir su mener une transition qui, alors qu’elle apporte de larges perspectives pour le développement de la démocratie dans notre pays, n’a pas nécessité ni provoqué de cycles de violence ou une instabilité politique et économique pour plusieurs années. De nombreuses échéances vont succéder à celle du 1er juillet et il sera l’occasion pour les désabusés, les sceptiques et les contestataires de tout genre de faire entendre leur voix, et ce durablement. Il faut en somme laisser sa chance à ce texte car nous n’étions pas mieux lotis avant, c’est pas peu de le dire, mais surtout parce que le plus dur reste à faire ! Alors, aux urnes, citoyens !
LA NOUVELLE TRIBUNE
jeudi 23 juin 2011
Zouhair YATA


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