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Le pouvoir d'achat des Marocains a progressé de 4%, par an, depuis 2001

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Message par Admin le Lun 18 Mar - 18:29



Le revenu disponible brut a augmenté de 4.5% en 2011 contre 2.2% en 2010. Les baisses de l'impôt sur le revenu et les hausses des salaires dans la fonction publique y ont contribué.



Cela ne correspond sans doute pas à la perception de chacun, vu la diversité des situations individuelles, et pourtant le pouvoir d’achat des Marocains, pris globalement, a augmenté de 3,2% par an, en moyenne, sur les cinq dernières années (2006-2011), en hausse de 0,8 point par rapport au quinquennat précédent. Pour l’année 2011, le pouvoir d’achat estimé a même crû de 4,5%, au lieu de 2,2% en 2010 (les chiffres de 2012 pour ces agrégats ne seront disponibles qu’en 2014). En France, par exemple, le pouvoir d’achat en 2011 a tout simplement stagné (0,0%), tandis qu’en 2010 il avait enregistré une petite hausse de 0,3%, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). Sur la dernière décennie (2001-2011), le pouvoir d’achat au Maroc a progressé à un rythme annuel moyen de 3,9%.

Ces statistiques sont celles de la comptabilité nationale. Celle-ci mesure le pouvoir d’achat à partir du revenu disponible brut des ménages, corrigé des variations des prix à la consommation. Il s’agit donc d’un agrégat macroéconomique qui, comme tel, ne tient pas compte des différences de statuts professionnels et sociaux, des disparités de revenus, de la concentration des richesses, etc. Mais c’est la méthode universellement utilisée, et le pouvoir d’achat tel qu’il est appréhendé par les comptables nationaux de par le monde est toujours en décalage par rapport à ce qu’en perçoivent les citoyens.

Ces précisions faites, qu’est-ce qui expliquerait cette évolution du pouvoir d’achat des Marocains ? Il y a d’abord le faible niveau de l’inflation: 1,7% par an en moyenne entre 2001 et 2011. L’intervention publique y est évidemment pour beaucoup, en particulier grâce au système de compensation qui a fait barrage, pour ainsi dire, aux fortes augmentations des prix des matières premières sur le marché international, ces dernières années. Et, soit dit en passant, les difficultés des finances publiques en ce moment s’expliquent, en moins en partie, par cette volonté de préserver le pouvoir d’achat, via les subventions.

En Tunisie, par exemple, l’inflation est autour de 4% depuis 2006, mais les dépenses de la Caisse de compensation dudit pays n’ont représenté que 1,9% du PIB en 2011, contre 6,1% au Maroc. Malgré l’apparition de la crise internationale (et aussi des évènements survenus dans le pays), ces dépenses en Tunisie sont inférieures à 2% du PIB entre 2008 et 2011, alors que sur la même période elles sont supérieures à 4% au Maroc. En 2012, les dépenses de compensation du Maroc ont représenté 6,7% du PIB. Si cela se paie en déficits budgétaires, le pouvoir d’achat, lui, s’en trouve amélioré, au moins préservé.

L’autre facteur qui a joué en faveur du pouvoir d’achat et que l’on oublie bien trop souvent, ce sont les baisses successives de l’impôt sur le revenu (IR). Entre 2007 et 2011, l’on est passé de 44% à 38%. Et ces baisses n’ont pas concerné que le taux marginal, mais, à chaque fois, toutes les autres tranches ; si bien qu’aujourd’hui cet impôt n’est payé que par environ la moitié seulement des contribuables assujettis ; l’autre moitié se situant dans la tranche exonérée. Quand l’Etat renonce à une recette à travers la baisse de l’impôt, c’est un transfert d’argent qui est opéré en faveur des assujettis à cet impôt. Mais, le temps passant, cela est vite oublié.

Cela dit, on peut toujours trouver que 38%, c’est encore élevé. Il n’en reste pas moins vrai que l’IR a été abaissé à plusieurs reprises, d’une part, et que les contribuables acquittent des taux réels plus bas que les taux faciaux, d’autre part. Le gros des salariés, en effet, paient entre 2% et 19% d’IR, et seule une minorité, celle percevant 200 000 DH par mois, atteint 32%.

80% du revenu disponible des ménages va à la consommation

Aujourd’hui, dans le compte des ménages, l’impôt pèse seulement quelque 4% de leurs revenus. Par contre, les cotisations sociales, elles, ont tendance à augmenter à mesure que la couverture sociale s’élargit. Elles représentent 10% du revenu disponible brut contre 9% en 2008 (précisons que les impôts et les cotisations sociales viennent en déduction du revenu des ménages). On peut penser, et c’est même souhaitable vu le retard que le Maroc accuse en ce domaine, que les cotisations sociales pèseront de plus en plus dans le revenu des ménages, avant prélèvement bien sûr.

De quoi sont constitués les revenus des ménages ? Principalement des salaires (environ 46%) et des revenus mixtes (quelque 43%). Autrement dit, les revenus d’activité représentent près de 90% du revenu des ménages (contre 81% en France). Le reste étant constitué des transferts, notamment les transferts des Marocains résidents à l’étranger (MRE), pour quelque 10%, tandis que les revenus de la propriété (ou du patrimoine) se situant autour de 1%.
L’examen de la série statistique du HCP montre qu’il existe, globalement, une corrélation entre l’évolution du produit intérieur brut (PIB) et celle du revenu du pouvoir d’achat des ménages (voir graphe). Lorsqu’un décalage entre les deux grandeurs est observé, cela correspond à des années où l’inflation a été forte (comme en 2006 et en 2008 – voir graphe). Cela vient du fait que l’essentiel des revenus des ménages sont des revenus d’activité : salaires et revenus mixtes (les revenus mixtes étant tout simplement les revenus des entrepreneurs individuels, combinant la rémunération du travail et celle du capital). Pareillement en France, du fait que 81% des revenus des ménages sont des revenus d’activité, la récession que ce pays connaît induit une stagnation du pouvoir d’achat.

Mais, encore une fois, la perception des ménages est tout à fait autre. Ceci ne vient pas seulement de ce que cette notion macroéconomique ignore le sort particulier de chacun, mais aussi du fait que, de plus en plus, les ménages et les individus croulent sous le poids des dépenses contraintes et souvent pré-engagées. Bien souvent, en raison des crédits contractés ici-et-là et des factures d’eau, d’électricité et de téléphone à honorer, le salaire est dépensé dans une très large proportion aussitôt qu’il est perçu. Mais si les gens contractent de plus en plus de crédits pour se loger, acheter une voiture, payer la scolarité des enfants, et en même temps consomment des produits de communication de plus en plus sophistiqués (téléphonie mobile, Internet…), c’est parce qu’ils pensent pouvoir se les payer. Mais, ce faisant, ce qui reste du revenu, peut être tout à fait modeste, alimentant ainsi le sentiment que son pouvoir d’achat est toujours faible. Cela ressort bien dans la comptabilité nationale où l’on peut constater que dans les comptes des ménages, les dépenses de consommation finale représentent 80% du revenu disponible brut des ménages. Il reste donc seulement 20% comme épargne. Et cette épargne va pour 85% à l’investissement, c’est-à-dire en l’occurrence à l’acquisition ou la production pour son compte propre de logements. Après tout cela, ce qui reste du RBD des ménages comme capacité de financement, c’est 1,5%. Bien normal que tout le monde ne ressente pas de la même façon l’évolution du pouvoir d’achat !



En moyenne : le salaire réel a augmenté de 2.7% par an entre 2006 et 2012.

Les salaires, qui constituent une bonne partie du revenu disponible des ménages (46%), ont progressé à un rythme annuel moyen de 5,3% dans le secteur public entre 2006 et 2012. Dans le secteur privé, cette progression a été de 3,9% par an. Avec une inflation moyenne de 1,9% sur cette période, les salaires réels dans le public ont augmenté de 3,4% et dans le privé de 2% ; soit une hausse globale de 2,7% par an en moyenne. Les nombreuses augmentations de salaires dans la fonction publique et les baisses de l’IR y sont pour beaucoup.
Ces chiffres méritent toutefois d’être nuancés : ce sont d’abord des moyennes, et ils ne concernent, ensuite, que la population active salariée. Or, dans l’agrégat macroéconomique qu’est le RBD des ménages, les salaires sont comptabilisés comme s’ils étaient perçus par tous…
Cette méthode a ses limites, c’est évident, mais elle a le mérite d’exister.


Salah Agueniou.
2013-03-18

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