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Le pouvoir d’achat menacé

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default Le pouvoir d’achat menacé

Message par Admin le Jeu 12 Avr - 5:00








La classe moyenne doit « faire face à des dépenses qui se situeraient, par mois et par ménage, dans un intervalle de 2 848 et 6 848 dirhams, bien au dessus de ses revenus ».

« Crise économique, manifestations sociales, sécheresse avérée… Les effets sociaux de ces perturbations imprévisibles que le Maroc subit sont, sans conteste, préjudiciables pour le pouvoir d’achat, notamment de la classe moyenne ». C’est en ces termes que le Centre marocain de conjoncture (CMC) décrit, dans sa dernière publication, la dynamique de croissance de l’économie nationale et son incidence sur le coût et le niveau de vie des ménages. Essentiellement la classe moyenne, qu’ils estiment à 34 % de la population totale, contre plus de 53 % selon le Haut commissariat au plan (HCP).

Iniquité de répartition

La configuration budgétaire établie pour cette année, telle qu’elle ressort généralement du processus de croissance économique visant l’amélioration du revenu moyen, ne bénéficie pas de la même manière à tout le monde. « Le processus de croissance comporte un biais de répartition, plus ou moins important, qui perpétue les inégalités et atténue l’impact de la pauvreté », souligne le CMC. Cette « iniquité » dans la répartition des fruits de la croissance est manifestement perceptible dans l’affectation de l’outil stratégique de la caisse de compensation ayant sollicité « un tollé général », aussi bien de la part de la classe politique que celle de la société civile. Sa réforme structurelle, qui tarde encore à voir le jour, ne manquerait certainement pas d’épargner aux finances publiques des conséquences hasardeuses. Les dispositions actuelles visant à maîtriser les fluctuations des prix, « sans plus d’efficacité » d’ailleurs, comme l’augmentation de la masse salariale (26 204 postes budgétaires au titre de la loi de finances 2012, soit près de 20 % du budget) ou encore l’élargissement et le renforcement des mécanismes de solidarité sociale ne sont pas en mesure de soutenir réellement le pouvoir d’achat des consommateurs.

Les inégalités se creusent

La classe moyenne, considérée par les conjoncturistes comme vulnérable, doit « faire face à des dépenses qui se situeraient par mois et par ménage, dans une intervalle de 2 848 et 6 848 dirhams, bien au dessus de ses revenus ». Plus encore, même dans le cas d’un éventuel ciblage écartant les 13 % de la population identifiée comme classe aisée « on ne peut espérer une significative réduction du fardeau budgétaire », estiment les chercheurs. C’est ainsi que les efforts colossaux déployés pour améliorer le pouvoir d’achat des citoyens se répercutent différemment suivant les couches sociales, creusant davantage les inégalités en matière de revenus. La raison à cela tient sans ambages au modèle de « croissance pro-pauvres » poursuivi. En vue de parer aux défaillances de la caisse de compensation, l’ingéniosité du gouvernement avait accouché d’un nouveau mécanisme de financement de la solidarité sociale baptisé le Fonds national de solidarité, doté d’un budget de 2,5 milliards de dirhams et financé conjointement par le secteur privé en principe à hauteur de 60 % (prélèvement de 2,5 % du bénéfice net des entreprises drainant un chiffre d’affaires de plus de 100 millions de dirhams) ainsi que l’État à raison de 40 % émanant essentiellement des recettes de la TIC sur les cigarettes et éventuellement une contribution de la caisse d’assurance…Les propositions formulées pour faire étaler la contribution du privé sur les trois années à venir sont tombées finalement dans l’eau, rejoignant ainsi les déclarations émises par Mohamed Horani, patron des patrons, insistant sur une contribution pour une seule fois. Curieusement, la logique de la solidarité l’emporte encore sur la sacralisation de la valeur travail et la création de richesses. En attendant la rectification du tir, « le problème reste entier concernant l’adoption de la boite à outil qui permettra d’assurer un ciblage à même de favoriser la lutte contre la pauvreté, la réduction de l’iniquité et la résorption des inégalités sociales… », conclut le CMC. ◆

Ecrit par Mohamed Mounjid
11 avril 2012

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