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Sucre: Facture salée pour la compensation

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default Sucre: Facture salée pour la compensation

Message par Admin le Ven 6 Avr - 16:03



-La production locale couvrirait à peine 22% de la demande
-Plus d’un milliard de DH d’importation en deux mois



Depuis 2005, les superficies cultivées en canne à sucre et betterave n’ont pas connu une évolution significative. Pourtant, tout un programme est mis en place. Dans le cas de la betterave par exemple, l’agriculteur sait d’avance à quel prix sa culture sera reprise par la sucrerie. Il est également préfinancé pour l’achat des intrants.

La facture du sucre risque d’être salée cette année. Avec une production qui couvrirait à peine 22% de la consommation locale, les importations seront en hausse. Sur les deux premiers mois de l’année, les achats de sucre à l’international sont en augmentation de 32%. Durant cette période, le Maroc a importé 188.200 tonnes de sucre brut ou raffiné. En valeur, l’on assiste à un renchérissement des importations: près d’un milliard de dirhams a été déboursé contre 848 millions de dirhams l’année dernière, selon les statistiques de l’Office des changes. A l’international, le cours du sucre est depuis trois ans sous tension en raison des mauvaises récoltes et aussi de la spéculation. Même si les pronostics pour 2012 vont vers une offre plus importante que la demande, les prix ne risquent pas de baisser pour autant (voir infographie). Le surplus sur le marché mondial servirait à renforcer les stocks de certains pays. De plus, une partie de la production du sucre est réservée aux biocarburants. Dans ce contexte, il faudra s’attendre à une augmentation de la subvention accordée au sucre surtout que la consommation nationale s’accroît de 2% par an. En 2012, elle s’élèverait à 1,2 million de tonnes et la subvention dépasserait les 4 milliards de dirhams enregistrés en 2011 (les droits de douane rapportent près de 1,6 milliard de dirhams), sachant que la Caisse de compensation intervient au-delà du prix de référence fixé à 4.500 dirhams la tonne de sucre.


Côté production nationale, la situation mitigée est attribuée non seulement aux conditions climatiques difficiles, mais aussi à la baisse des superficies cultivées pour des considérations «politiques». Campagne électorale (des agriculteurs ont préféré travailler pour le compte des candidats aux élections moyennant des salaires journaliers de 200 à 300 dirhams) et guéguerres au sein de certaines associations ont été à l’origine du boycott des semis. Seuls 67% des programmes prévus ont été réalisés. C’est surtout la région des Doukkala qui a été le plus affectée avec les baisses des superficies cultivées avec un recul de près de 15.000 hectares. Dans cette zone en particulier, un véritable problème social guette. La main-d’œuvre qui coûtait 100 dirhams en temps normal est aujourd’hui à 40 dirhams. Pour autant, elle ne trouve pas preneur. De plus, avec la sécheresse, les feuilles de betterave destinées à l’alimentation du bétail ont flambé: 10.000 dirhams l’hectare contre 3.000 dirhams auparavant. Et donc les agriculteurs qui ont boycotté le semis se trouvent doublement pénalisés.
Depuis 2005, les superficies cultivées en canne à sucre et en betterave n’ont pas connu une évolution importante. Elles varient dans une fourchette allant de 46.000 à 58.000 hectares pour la betterave contre 12.000 à 19.000 hectares pour la canne à sucre. Pourtant, l’on mise sur cette filière en tant que moteur de développement régional et aussi pour sécuriser une partie de l’approvisionnement en sucre. L’objectif du Plan Vert est de satisfaire 45 à 50% de la demande nationale via la production locale. Surtout que la productivité à l’hectare est presque équivalente aux niveaux européens, soit 8 à 9 tonnes de sucre par hectare. De plus, dans cette filière, toute la chaîne est maîtrisée, soit de l’amont à l’aval. Le système d’agrégation introduit par le plan Maroc Vert était déjà déployé sur le terrain.


K. M.
Édition N° 3757 du 2012/04/06

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