Connexion

Récupérer mon mot de passe

Navigation
 Portail
 Index
 Membres
 Profil
 FAQ
 Rechercher
CE QUE JE PROPOSE

Jeu 19 Nov - 21:07 par Admin

POUR LE RÈGLEMENT DU FORUM , JE SUIS DANS L'IMPOSSIBILITÉ DE VOUS OFFRIR UN RÈGLEMENT A SUIVRE TANS QUE C'EST VOTRE FORUM , ALORS LE RESPECT DE L'AUTRE EST LE PRINCIPE , ET JE SUIS SUR QU'ENTRE COLLÈGUES LA CONVIVIALITÉ EST DE MISE .

Commentaires: 0

Qui est en ligne ?
Il y a en tout 1 utilisateur en ligne :: 0 Enregistré, 0 Invisible et 1 Invité

Aucun

[ Voir toute la liste ]


Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 17 le Sam 30 Juil - 0:37

Huile de table, la phase II d’une libéralisation

Répondre au sujet

Aller en bas

default Huile de table, la phase II d’une libéralisation

Message par Admin le Jeu 15 Mar - 10:45


-Lesieur-Sofiprotéol mise sur une refonte de la filière
-L’approvisionnement en graines à surveiller
-Le Conseil de la concurrence veut garder un œil sur l’évolution du marché



Le flottant en Bourse devrait passer de 15 à 37% après le retrait définitif de la SNI. L’opération devrait être effectuée avant la fin du 1er semestre 2012. Les institutionnels (CIMR, CMR, Wafa Assurance, Mamda et MCMA) se sont renforcés dans le capital en passant de 9 à 22%. La présence de ce pool permet de verrouiller l’actionnariat marocain

LE visa donné au projet de regroupement entre Lesieur-Cristal et Sofiprotéol est le 2e du genre après celui accordé par le Conseil de la concurrence au regroupement des filiales de Kraft Foods et Cadbury (L’Economiste du 19 octobre 2011).
Dans l’avis rendu fin 2011, l’une des principales motivations du Conseil tient au fait que le projet de concentration «n’a pas pour conséquence une addition de parts de marché». Lesieur-Cristal en détient 60%, une position qui «résulte de son activité antérieure au projet de concentration». En tant qu’instance consultative (auprès du gouvernement), le Conseil de la concurrence a donc élaboré un bilan économique pour dresser les avantages et les inconvénients de l’opération.
Lesieur-Cristal (LC) a en effet cédé 41% de son capital et des droits de vote à Oleosud, filiale du groupe français Sofiprotéol.
La maison mère de LC, la SNI, ne détient plus que 22,23% (L’Economiste du 17 février 2012). La prise de participation du groupe français dans Lesieur est de nature à générer des gains d’efficacité pour l’agro-industrie marocaine permettant ainsi la complémentarité entre la filière agricole et la filière industrielle, estime le Conseil. Sur le plan industriel, sont mis en avant «la mise à niveau de l’outil de trituration, la réalisation d’économies d’échelle en matière d’achat de l’huile de soja ou encore le renforcement de la compétitivité de l’huile d’olive marocaine à l’international grâce au réseau de distribution de Sofiprotéol…» (voir encadré).

Pas de position dominante


A chaque fois qu’une concentration se profile, elle suscite des appréhensions dans le secteur. Dans le cas d’espèce, «le projet entre Sofiprotéol et Lesieur-Cristal n’est pas de nature à porter atteinte à la concurrence par la création ou le renforcement d’une position dominante», tranche le Conseil. Les deux partenaires, en revanche, «vont disposer dans le futur d’un pouvoir de marché important». Ce constat, selon le régulateur, va «inciter les concurrents à être plus compétitifs en termes de qualité-prix». Le marché des huiles est de nature oligopolistique: trois opérateurs concentrent 98% de part de marché. Il s’agit de Lesieur, Huileries de Souss et Savola. Ce constat figure dans l’étude du cabinet Mazars commanditée par le Conseil de la concurrence (L’Economiste du 7 mars 2012).
Mazars livre des raisons liées à l’existence d’une structure oligopolistique du marché des huiles de table. Les barrières à l’entrée réglementaires ont sauté avec la libéralisation dès 1996. Ne sont restés que la faible marge (3 à 4%), l’importance de l’investissement et le réseau de distribution. Ce dernier point a été également vérifié par le Conseil de la concurrence. Car Lesieur-Cristal et certaines chaînes de distribution (Marjane et Acima) appartiennent au même groupe, la SNI en l’occurrence. Il a été à ce titre procédé à l’examen du contrat de cession entre la SNI et Sofiprotéol. Il n’existe aucune clause pouvant privilégier la société Lesieur-Cristal au niveau de la distribution de ses produits.
Est-ce à dire pour autant qu’il n’y a pas de pratiques discriminatoires? Là aussi, Mazars relève l’absence des produits de Savola dans les rayons de Marjane et Acima. Ilyas Sobh, DG de Savola, confirme publiquement, le 6 mars à Rabat, ce constat tout en ajoutant «qu’aucune réponse» n’est faite à ses demandes de référencement (L’Economiste du 7 mars 2012). Quant aux recommandations du Conseil de la concurrence, elles sont adressées principalement au chef de gouvernement, Abdelilah Benkirane. Le Conseil insiste sur «la nécessité de suivre la réalisation des objectifs avancés par Sofiprotéol et d’assurer l’égalité de traitement entre les différents opérateurs sur le marché…».
Le volet approvisionnement est particulièrement concerné. Celui-ci porte sur les graines oléagineuses qui seront livrées à Lesieur-Cristal, à travers l’agrégation de la culture du tournesol et du colza. Le Conseil, lui, gardera un œil sur «l’évolution du marché, notamment l’éventuel renforcement du pouvoir de marché de Lesieur-Cristal.». Un suivi dont l’efficacité dépendra en grande partie de la réforme de son statut.


L’intérêt supérieur du consommateur prime toujours en matière de projet de concentration. La Caisse de compensation, qui subventionnait l’huile de table avant sa libéralisation, relève depuis une «baisse des prix de 1 à 1,5 DH le litre» (L’Economiste du 7 mars 2012). D’où l’idée «d’améliorer le mode de commercialisation de l’huile d’olive caractérisé par la prédominance des circuits traditionnels (85%)». Circuits à ne pas cataloguer forcément comme informel. Le rôle social des coopératives, particulièrement en milieu rural, n’est plus à démontrer. Le Conseil de la concurrence se montre également sensible à la sécurité alimentaire. C’est pourquoi le projet de concentration mise sur «le développement de la filière des oléagineuses (…) pour garantir l’autonomie du Maroc en huiles de graine et en tourteaux». Une denrée «essentielle pour le développement de la filière de production animale». L’on devine que l’opération conclue entre Lesieur-Cristal et Sofiprotéol s’est fortement inspirée du plan Maroc Vert. Le groupe français table d’ailleurs sur «la relance de la culture des graines oléagineuses, tournesol et colza en particulier. La production devrait atteindre 85.000 tonnes d’ici 5 ans et 350.000 à 520.000 tonnes en 2021». Le plan d’action présenté par Sofiprotéol a certainement pesé lors des négociations. La SNI ne visait pas à se contenter d’un acheteur, d’une plus-value… Il fallait mettre la main, non pas sur un spéculateur, mais un opérateur qui a un vrai projet industriel: sécuriser l’investissement et l’emploi tout en développant la filière oléagineuse. Le profil du nouvel actionnaire a pesé également. Sofiprotéol compte des organismes professionnels ou interprofessionnels agricoles tels que la Fédération française des producteurs d’oléagineux et de protéagineux ou l’Organisation nationale interprofessionnelle des oléagineux.
Mais aussi des établissements bancaires et financiers comme Foncaris, filiale du groupe Crédit Agricole. «Cependant, aucun de ces actionnaires n’exerce d’influence déterminante sur Sofiprotéol», selon le Conseil de la concurrence.



Faiçal FAQUIHI
Édition N° 3740 du 2012/03/14


_________________
WWW.MESPOEMES.NET/YOUSSEF
avatar
Admin
Admin
Admin

Messages : 1776
Date d'inscription : 19/11/2009
Age : 54
Localisation : TAZA / MAROC

http://enqueteurs06-99.forumactif.org

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum