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L’huile d’olive plombée par l’import

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default L’huile d’olive plombée par l’import

Message par Admin le Ven 2 Déc - 10:08



-Les opérateurs soupçonnent l’Espagne et la Tunisie
-La déstabilisation touche surtout les produits embouteillés
-La profession a saisi la tutelle mais n’a pas été encore entrepris



Le Plan Maroc vert assigne d’ambitieux objectifs à la filière oléicole. Avec à la clé d’importants soutiens financiers. Paradoxalement, les portes restent ouvertes à des importations subventionnées. Alors que la toute récente loi sur les mesures de défense commerciale permet de se prémunir contre ce type de concurrence

RIEN ne semble aller pour les producteurs d’huile d’olive. Dégringolade des cours à l’international, concurrence subventionnée sur le marché local. Les deux facteurs qui expliquent la baisse du régime du secteur. «A tel point que les oléofacteurs vendraient à perte», soutient Saïd Lamrani, DG des Deux Domaines. Ce qui, au passage, est interdit par la loi. Ce groupe intégré est installé dans la région de Meknès sur une plantation de 700 ha acquise dans le cadre de la première opération du partenariat public/privé autour des terres de la Sodea-Sogeta. D’un côté, les cours internationaux ont fortement baissé. Entre 2.500 et 2.800 euros la tonne d’huile d’olive vierge en vrac lors du lancement du projet en 2006, ils se situent aujourd’hui à moins de 2.000 euros. Or, les exportateurs marocains doivent batailler avec les producteurs européens qui bénéficient d’une subvention de 1 euro par kilo d’huile alors qu’ils n’en reçoivent que 2 DH pour la même quantité. Du coup, ils se retrouvent en difficulté sur le marché européen. Mais le repli sur le débouché local n’est pas sans embûches non plus. «Dès 2009, nous avons constaté la présence dans les grandes surfaces de marques espagnoles et tunisiennes à des prix très bas», relève un autre professionnel. L’explication tiendrait en effet à la fois à l’importance des subventions et à l’exonération des droits de douane. Pour l’origine espagnole, la subvention s’élève à 1 euro/kilo. Alors qu’elle se situerait entre 5 et 6 DH/kilo d’huile vierge pour les importations en provenance de la Tunisie. Lesquelles sont exonérées des droits de douane dans le cadre de l’accord de libre-échange. Du coup, le prix d’un litre de l’extra vierge tunisienne est commercialisé dans une de nos grandes surfaces à 40 DH, soit 50% moins cher que l’huile locale de même qualité. Ce que confirment les chiffres de l’Office des changes. En 2009, la valeur de la tonne d’huile importée de Tunisie n’a guère dépassé 22.000 DH, soit moins de 21 DH/litre. La différence hors TVA (10%) et frais de mise en marché n’a donc même pas profité au consommateur. Par contre, ces importations, tout comme celles comptabilisées à fin septembre dernier ont réduit sensiblement la marge de manœuvre des producteurs nationaux dans un marché où le vrac prédomine. «Sur les 100.000 tonnes d’huile produites par les huileries modernes, à peine 3 à 4% sont écoulés en conditionné», estime Lamrani. C’est ce qui a amené la profession à saisir le ministère de tutelle, il y a deux mois. A cet effet, une table ronde spécialement dédiée à la problématique avait réuni à Skhirat l’Association des producteurs d’huile d’olive et les responsables du ministère de l’Agriculture. L’idée était de faire des propositions pour assainir la situation mais aussi, revoir la stratégie d’exportation. Trois propositions ont été émises par la profession: octroyer la subvention en faisant la distinction entre le vrac et le conditionné; introduire un discriminant selon les qualités d’huile (vierge, extra vierge et courante). Et enfin, mettre en place un système de régulation en fonction de l’évolution des cours à l’international. Mais le minimum est de faire appliquer les dispositions de la loi sur les mesures de défense commerciale.

La filière dans le Plan vert
LA stratégie retenue pour cette filière oléicole cible des objectifs particulièrement ambitieux. A l’horizon 2020, il est prévu d’augmenter les superficies dédiées à l’olivier à 1,2 million d’hectares contre 650.000 en 2008, date du lancement du plan Maroc vert. Et la croissance de la production est articulée autour de 3 axes fondamentaux. Il s’agit d’abord d’intensifier les plantations existantes sur 250 à 300.000 ha. De créer ensuite de nouveaux pôles intensifs dans les périmètres irrigués (130.000-170.000 ha). De mener enfin la conduite de projets sociaux de reconversion dans les zones montagneuses et le bour défavorable. A ce niveau, pas moins de 400.000 ha sont ciblés. Le volet agrégation n’est pas en reste: entre 300 et 450 projets sont identifiés représentant un investissement nominal variant entre 45 et 70 millions de DH. Le tout en ciblant 3 catégories d’investisseurs prioritaires: grands groupes agricoles marocains, exploitants européens, investisseurs financiers (Fonds d’investissements, institutions bancaires et investisseurs privés).



A. G.
Édition N° 3668 du 2011/12/01

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